L'Allumage des Feux du GOdA

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Morceau d´architecture
à l´occasion de l´Allumage des Feux du
Grand Orient Souverain d´Allemagne
à Francfort-Offenbach am Main
le 4 octobre
anno lucis 6003

Sérénissime Grand Maître,
Sérénissimes Grandes Maîtresses et Grands Maîtres,
Très illustres Soeurs et Frères qui décorez l´Orient
et vous tous mes Soeurs et mes Frères en vos grades et qualités,

j´ai donné le titre « Changements » à ma planche.


Chers Soeurs et Frères,

Le sujet que j´ai choisi pour ce jour de fête important de l´Allumage des Feux de la nouvelle obédience libérale en Allemagne a pour titre « Changements ». Bertold Brecht a dit: « Celui qui veut changer quelque chose, doit aussi participer à ce changement ».


Nous vivons en une période de changements continuels dans tous les domaines de la vie sociale. Beaucoup d´hommes sont intervenus au cours de l´histoire humaine pour apporter des changements. Avec la conviction que quelque chose devait être changé, ils ont mis en jeu leur vie et parfois ils l´ont perdue. Il y a trois cents ans, les francs-maçons eux-aussi ont été des précurseurs de notre société démocratique.

Le « Souveräne GrossOrient von Deutschland » (Le « Souverain Grand Orient d´Allemagne » ou le « Grand Orient Souverain d´Allemagne ») est la réunion maçonnique de loges et de cercles dans laquelle des femmes et des hommes vont, sur le même plan d´égalité, entretenir et maintenir les coutumes de traditions maçonniques. De grandes tâches doivent être accomplies par le Grand Orient Souverain d´Allemagne ainsi que par les soeurs et les frères de ses loges membres.


  1. Le travail de chaque soeur et frère sur soi-même est la recherche perpétuelle de sa connaissance personnelle, la recherche de la vérité, l´exercice de la tolérance et de la solidarité ensemble avec les soeurs et frères à l´intérieur de la loge. Chaque soeur et frère ne doit pas seulement vivre les idéaux maçonniques à l´intérieur de la loge mais aussi et surtout à l´extérieur de celle-ci.
  2. Au centre du travail des loges doit se situer l´homme qui lors de la recherche de la vérité par le travail rituel avec les symboles et la sagesse des cultures anciennes doit apprendre à se connaître lui-même, exercer la tolérance et vivre la solidarité.
  3. Le travail social: les loges ainsi que le Grand Orient doivent aborder les problèmes du monde actuel, accompagner les changements et transformations de la société d´un oeil critique, en préparant des scénarios et des réponses qui doivent avoir pour but le bien des citoyens et citoyennes. Les loges du Grand Orient Souverain doivent aider les faibles et les laissés-pour-compte de notre société afin qu´ils mènent une vie digne d´êtres humains.
  4. Le travail de relations publiques nécessite des loges membres et du Grand Orient Souverain de ne plus se cacher derrière les murs des maisons de loges. Nous n´avons rien à cacher et nous ne devons rien cacher. Nous devons avoir la force et la confiance de travailler en commun avec des organisations non maçonniques afin d´atteindre des buts précis. La franc-maçonnerie, et cela nous ne devons pas l´oublier, est, à côté du travail de chacun sur la pierre brute, un mouvement éthique et humaniste orienté vers le futur qui voit son domaine de travail dans la société.
  5. Le travail européen signifie que le Grand Orient Souverain doit entretenir des relations étroites avec toutes les Grandes Loges et tous les Grands Orients libéraux et non dogmatiques afin qu´en commun les principes et idéaux maçonniques soient défendus. Ensemble ils contribueront à une Europe unie.


La relation entre les peuples européens a subi une modification décisive dans la deuxième moitié du vingtième siècle qui a entraîné des changements considérables dans la vie des hommes.

Si je parle brièvement de l´histoire des relations franco-allemandes, c´est pour mettre en valeur l´importance que nous, allemands, nous y attachons.


Lorsque la première guerre mondiale a éclaté en août 1914, l´enthousiasme pour cette guerre était très grand. Mon grand-père était présent quand l´armée allemande s´est lancée à l´assaut de la forteresse de Verdun. La « Bataille de Verdun » doit être évoquée parce que le but de l´armée allemande n´était pas de briser les lignes adverses et d´avancer vers Paris, mais plutôt de détruire l´armée française. C´est ce qu´a réussi le haut commandement allemand mais pas comme il l´avait souhaité parce qu´autant de soldats allemands que français ont été tués, environ 700.000 jeunes hommes en l´espace de cinq mois. Le bain de sang considérable versé à Verdun a marqué l´image de la première guerre mondiale.

Aristide Briand, plusieurs fois président du conseil et ministre des Affaires étrangères en France, a essayé avec le ministre des Affaires étrangères allemand Gustav Stresemann, de développer l´idée d´un désarmement et d´une réconciliation franco-allemande comme condition pour un système de sécurité correspondant aux besoins français. Le sommet de la réussite de cette politique a été la signature des traités de Locarno en 1925 pour lequel les deux hommes ont reçu le prix Nobel de la paix.


Aristide Briand était Chevalier du Travail et Gustav Stresemann lui-même était franc-maçon, mais ses efforts pour la réconciliation avec la France n´ont guère été appréciés par ses frères allemands. Particulièrement ceux des Grandes Loges prussiennes à tendance nationaliste l´ont condamné, lui et sa politique. Les Grandes Loges ont aussi entravé les tentatives de contact de frères français avec des frères allemands. Pour moi en tant que franc-maçon, il m´est impossible de comprendre comment mes frères de cette époque pouvaient faire accorder cette attitude avec les principes et idéaux de la franc-maçonnerie.

La chaîne d´union universelle s´arrêtait alors juste après Sarrebruck, comme l´a remarqué de façon sarcastique notre frère Tucholsky en 1924, et cela n´a pas changé jusqu´à aujourd´hui pour une grande partie des frères allemands. C´est seulement après la deuxième guerre mondiale dévastatrice que les petits et grands peuples de l´Europe occidentale se sont retrouvés ensemble sur le même pied d´égalité, d´abord dans la Communauté Européenne du Charbon et de l´Acier, puis dans la Communauté Économique Européenne et, depuis le traité d´Amsterdam, dans l´Union Européenne.

Dix pays de l´Europe de l´Est qui étaient nos ennemis lors des années de la Guerre Froide vont devenir membres de cette union l´année prochaine. Alors, toutes nos frontières seront ouvertes et les liens économiques avec nos voisins seront tellement étroits qu´une séparation sera presque impossible. Nous avons une monnaie commune et bientôt une constitution commune, tous signes d´une relation très étroite mais cela ne constitue que les conditions initiales pour une union européenne.

Pour réussir cette union, il est nécessaire que les hommes et les femmes de l´Europe développent une identité et une conscience européennes respectant les différents développements culturels, historiques et religieux des pays membres.


Mais les aspects sombres de l´histoire de l´Europe ne doivent pas être oubliés. A côté de lieux comme Auschwitz en Pologne, Lidice dans la République tchèque, Kalavitra dans le Péloponnèse, Oradour-sur-Glane dans le Périgord, Buchenwald en Thuringe, Hadamar en Hesse – lieux où des hommes ont fait subir des atrocités à d´autres hommes - nous ne devons pas oublier « Verdun ». Cela est et reste le symbole de l´absurdité de la guerre, de la destruction de millions d´espoirs humains et de rêves. Pour nous, franc-maçonnes et francs-maçons, pour le Grand Orient Souverain, ces lieux et les évènements qui y sont associés doivent être des avertissements et une raison de plus de nous engager pour une consolidation de l´Europe.


Mais comment les francs-maçons veulent-ils contribuer à la consolidation de l´Europe, s´ils ne sont pas capable de lutter contre la scission due aux excès de la régularité dans leurs propres rangs? En particulier les Grandes Loges réunies dans les "Vereinigte Grosslogen von Deutschland" doivent répondre à cette question. Le Grand Orient Souverain d´Allemagne veut collaborer fraternellement avec tous ceux qui acceptent et défendent les principes de la « Charte des droits fondamentaux de l´Union européenne », de la « Déclaration Universelle des droits de l´homme » et de notre système politique démocratique. Avec eux nous voulons agir afin que notre niveau social subsiste et ne devienne pas la victime des profiteurs de consortiums internationaux.


Les francs-maçons ont toujours revendiqué d´être des précurseurs de la société. Cette revendication et la réalité étaient très proches au 18e siècle mais à partir de la moitié du 19e siècle, la fissure entre la réalité et la revendication franc-maçonnique s´est agrandie de plus en plus. Un des changements sociaux les plus importants, l´émancipation de la femme, a été rejeté jusqu´à aujourd´hui par une grande partie de la franc-maçonnerie allemande. En effet, ils ne reconnaissent pas les femmes comme franc-maçonnes. Les femmes n´ont pas abandonné leur dur combat contre l´oppression et l´exploitation, contre la déraison et la folie des hommes malgré les échecs et les déceptions au cours des siècles.

Confucius a défini l´être féminin comme « d´un rang inférieur », « faible », « fragile » et «ignoble ». Il parlait du « principe Yin ». Le « principe Yan » était le contraire et était représenté par l´être masculin « d´un rang élevé », « fort », « solide » et « noble ».

Il disait que si l´être masculin « noble » ne dominait pas, alors « l´ignoble », la femme, deviendrait plus fort. C´est pour cela que celui-ci, c´est-à-dire la femme, devait être systématiquement asservi en utilisant des méthodes appropriées.

Sigmund Freud écrit au début du siècle dernier que l´être féminin est la déviation de l´être masculin. La femme est émotionnelle, irrationnelle et ne peut seulement devenir un être complet que si elle est associée à un homme. C.G. Jung le souligne en disant que la femme doit étouffer son esprit afin de servir l´homme avec son âme. C´est ainsi que l´âme de l´homme qui possède de toute façon l´esprit dès la naissance peut s´épanouir.


Après la deuxième guerre mondiale, ce sont pourtant les femmes qui ont commencé à déblayer et qui sont entrées dans l´histoire comme « Trümmerfrauen » (« femmes des ruines»). Elles avaient appris pendant la guerre à agir et décider seules. Qu´en est-il devenu de cette indépendance des femmes qui les premières ont montré en Allemagne un besoin de reconstruction et le courage de vivre ?


Dans les années cinquante du siècle dernier, la société est revenue à une idylle familiale conservatrice avec des valeurs bourgeoises d´avant-hier et ceci dans une atmosphère de vouloir à tout prix oublier et refouler.

Seulement à la fin des années soixante du siècle dernier, les fils et les filles ont commencé à se détacher de cette pseudo idylle avec ses mensonges. Le combat des filles contre le mensonge, la fausse morale et les fausses valeurs a été plus constant que le soulèvement des hommes et a ainsi plus changé notre société que certains hommes veulent le reconnaître.

Aujourd´hui encore, l´idée traditionnelle est très répandue que le monde des sentiments est celui de la femme et celui de la raison celui de l´homme. Pourtant, il y a des émotions qui obscurcissent la raison et d´autres qui l´éclairent. De plus, une raison sans connaissance de ses sentiments est livrée à la platitude et à une limitation de la pensée. Des résultats de recherche dans des domaines variés ont montré que la qualité de l´intelligence dépend de la vivacité des sentiments et de la capacité à les apprécier de façon différenciée. Les femmes ont pour cela de meilleures prédispositions.

Les différentes valeurs de la « féminité » apportées aux femmes par leur éducation ont aussi leurs avantages, car les femmes apprennent à vivre de façon plus différenciée avec leurs sentiments grâce à leur intériorisation. Leur relation avec le monde des sentiments est habituellement moins perturbée que chez l´homme. Elles ont ainsi plus de facilité à comprendre et à percevoir les autres comme étant différents.

Mais si les comportements associés aux hommes, comme la force d´atteindre ses buts, la conscience de sa propre valeur, le plaisir de la réussite, l´érotisme de la puissance, étaient acquis par les femmes, cela pourrait changer la vie des femmes comme celle des hommes et influencer la société de manière créative, la libérer d´une « identité » masculine et féminine figée.

Les femmes comme les hommes doivent s´émanciper et ceci est indispensable pour la maîtrise de l´avenir de notre pays, de l´Europe et du monde entier.


La surpopulation, non seulement dans les pays du soi-disant « tiers-monde »; les migrations causées par une colonisation économique sans scrupule, la destruction de la nature et les guerres; les changements climatiques causés par l´homme ainsi que beaucoup d´autres choses font que la nature ainsi que la structure sociale internationale ne sont plus équilibrées. Nous ne pouvons que deviner l´importance des problèmes qui sont devant nous. Mais ce que nous devons savoir, c´est que nous ne pouvons résoudre ces problèmes qu´ensemble, femmes et hommes, dans le respect des caractéristiques de l´autre sexe.

Dans les vingt à trente dernières années, beaucoup de centres pour femmes et mères ont été créés en Allemagne, sans les hommes et seulement pour les femmes. Un changement de pensée apparaît ici qui commence aussi à inclure lentement les hommes sur une base égalitaire. Ce développement correspond au programme « Gender Mainstream » de l´Union Européenne pour l´égalité des femmes et des hommes. Pour définir ce programme, l´Union Européenne écrit: »Les mesures pour l´égalité nécessitent un concept ambitieux, qui doit partir d´une reconnaissance de l´identité féminine et masculine ainsi que d´une répartition équitable de la responsabilité entre les femmes et les hommes.»


Le Grand Orient Souverain a fait sien ce concept ambitieux: la coopération entre les femmes et les hommes sur un même plan d´égalité. Nous ne sommes pas des précurseurs, nous suivons seulement l´évolution de la société parce que nous estimons que le Grand Orient Souverain ne peut s´épanouir que si nous travaillons en commun avec tous les francs-maçonnes et francs-maçons au-delàs des frontières du sexe et de la société.

Les loges et le Grand Orient veulent que la vérité, l´humanité et la tolérance soient ancrées plus profondément dans notre société.

Sans ces valeurs notre société va un jour s´effondrer. Aujourd´hui, je ne souhaite pas répondre à la question « quelle est la vérité ? », mais une chose est certaine: on ment trop dans notre société, non seulement les responsables politiques mais aussi la publicité et les médias. En fait, la vérité n´est pas souhaitée dans notre société. Celui qui l´exige est considéré comme un retardé, un fossile et cela parce que tout le monde a peur de la vérité qui est souvent trop incommode et liée à des exigences.

Une connaissance de soi-même suppose une honnêteté sans compromis. Mais qui de nous est capable de cela, surtout s´il s´agit de nos faiblesses et nos préjugés. Chacun de nous connaît ses petits mensonges. Nous ne devons tout de même pas cesser de réclamer plus de vérité vis-à-vis de nous même et de la société. Cela signifie pour chacun de nous, pour les loges et pour le Grand Orient Souverain de devoir s´engager au service de la vérité et d´être un exemple.


Il est facile de dire que la franc-maçonnerie a servi l´humanité mais est-ce que cette franc-maçonnerie a réussi à vaincre la faim et la misère, la souffrance et l´oppression, l´injustice et la violence?

Est-ce que les hommes des sociétés industrielles n´ont pas cru, et certains continuent à croire, que le progrès technique conduirait automatiquement à un monde humain ?

Dans les pays industrialisés nous doutons de plus en plus, et d´après moi avec raison, que la clé du bonheur des hommes soit uniquement dans la technique et la science.


À la lecture du journal quotidien, le temple de l´humanité auquel nous travaillons nous apparaît de plus en plus petit au lieu de s´agrandir. L´aspiration à un monde plus juste et plus humain est présent chez beaucoup d´hommes. On peut reconnaître ceci à beaucoup de signes d´humanité et de fraternité tout autour du globe : Médecins sans frontières, les prêtres-ouvriers, les hommes qui s´occupent dans notre pays des personnes seules, des personnes sans abri, des drogués. Non seulement les personnalités connues, mais aussi les nombreux inconnus qui n´apparaîtront jamais sous les feux de la rampe publique. Ces personnes me donnent de l´espoir car personne ne doit oublier dans ce temple que la fraternité et l´humanité vécues commencent toujours chez chacun de nous.

Seulement lorsque que chaque franc-maçonne et chaque franc-maçon exerce et vit la fraternité et l´humanité dans les petites choses de tous les jours, alors elle et lui peuvent l´exercer de façon digne de foi à l´extérieur. Vivre la fraternité et l´humanité est valable aussi bien pour les loges que pour le Grand Orient Souverain.


Comme beaucoup de choses dans la vie, la tolérance a aussi deux aspects. L´aspect négatif signifie l´indifférence vis-à-vis du besoin de vérité ainsi que vis-à-vis d´autres personnes et leur conviction. L´aspect positif signifie tolérance, attention et respect des autres hommes, leurs différentes idées et opinions.

La tolérance n´est pas statique et va du haussement d´épaule d´indifférence au OUI inconditionnel. La distance entre ces deux positions varie d´homme à homme en fonction du caractère et de la personnalité. D´autre part, cette tolérance ne flotte pas dans le vide, mais repose sur un fondement. Ce fondement commence à naître grâce à notre éducation et à notre milieu social, quand la pierre angulaire d´un être pensant critique est posée. Seul celui qui est fort intérieurement, peut être véritablement tolérant. Cet homme considère alors son vis-à-vis qui diffère de lui par son opinion, son langage, sa croyance et sa couleur de peau comme un gain pour lui-même et un plus sur le côté « Avoir ». Nous autres francs-maçons, nous nous sommes engagés à nous développer en êtres forts, afin être tolérants vis-à-vis de nos soeurs, nos frères et notre prochain.

Bien sûr, le Grand Orient Souverain, ses soeurs et frères doivent être tolérants aussi vis-à-vis des soeurs et frères qui nous rejettent encore aujourd´hui. Nous voulons aller vers eux en espérant que dans un avenir pas trop éloigné, nous nous tolérerons et travaillerons ensemble afin que la franc-maçonnerie s´épanouisse à nouveau en Allemagne. Nous devons leur montrer que toute tentative d´empêcher, nous-même et d´autres personnes, d´améliorer la situation est une atteinte à l´esprit humain car seulement la confiance en soi, la responsabilité personnelle, la libre volonté d´agir et non celles imposées du haut ou de l´extérieur sont les ressorts d´une communauté réussie. Vers celle-ci, les soeurs et les frères veulent orienter le Grand Orient Souverain.


La science nous apprend aujourd´hui qu´un système fermé va de façon certaine vers une mort causée par la chaleur. Des systèmes ouverts sont en général créatifs, chaotiques et capable d´apprendre. La nature par exemple est un tel système, la société actuelle se développe aussi vers un système ouvert. Le Grand Orient Souverain et ses loges membres sont persuadés de participer à ce développement vers la sincérité, la capacité d´apprendre et la créativité. Mais le développement de la société vers un système ouvert signifie pour chacun que les systèmes de valeurs servant de support disparaissent et que chacun devient ce que les sociologues appellent un « Moi SA ». Nous pouvons être, en tant que personne et en tant que groupe, un support moral et un exemple, ce dont notre société a grand besoin à cause justement de cette perte de systèmes de valeurs et de croyances. Cela nous pouvons le faire sans arrière-plan dogmatique et sans la prétention de posséder un enseignement détenant l´unique vérité. Pour les soeurs et frères qui ont travaillé depuis des années pour cet instant, ce jour est un moment important qui nous remplit de joie et aussi de fierté.


Nous sommes reconnaissants pour le soutien apporté par nos soeurs et nos frères européens qui ont rendu ce jour possible et qui ont accepté de faire un long voyage afin d´y participer et de lui donner son éclat.

Mais nous sommes conscients que le travail pour bâtir ce Grand Orient Souverain d´Allemagne en une obédience solide ne va peut-être pas commencer aujourd´hui parce qu´aujourd´hui nous voulons fêter et nous connaître, mais certainement demain. Pour cela je continue à demander l´aide de nos soeurs et frères.


J´ai dit !

Gerhard Etzold-Jordan Grand Orateur du SGOvD

Traduit de l´allemand par Raymond Garcia Grand Secrétaire du SGOvD Morceau d´architecture à l´occasion de l´Allumage des Feux du GOdA le 4 octobre 2003

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